04 Fév Jo Labazée nous a quittés
J’ai beaucoup de mal à réagir tant la disparition de Jo Labazée constitue une perte immense. Nous avions d’abord des relations d’amitiés, vraies. Bien que Jo ait choisi de vivre en dehors de la vie politique, nous avions conservé des relations de proximité. Nous nous téléphonions régulièrement et j’avais la chance de le rencontrer fréquemment. C’était un ami et un exemple. Avec André Labarrère et Henri Prat, à trois, ils ont bâti le parti socialiste dans les Pyrénées-Atlantiques. Ils ont tout gagné et Jo est devenu le premier président socialiste – et le seul – du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Ces reconnaissances, ces mandats, Jo les devaient à son immense travail de terrain. Je suis ce vendredi matin à Astis, dans son canton, et je ne peux m’empêcher de penser à la stratégie qui a été la sienne pour maintenir les écoles dans le canton de Theze. Son travail en faveur des plus anciens a été salué bien au-delà du département. Je pourrais citer de multiples sujets sur lesquels il a eu prise et a permis au Béarn d’avancer. Il était attaché à ses convictions, à ses valeurs sociales ; pour autant, ce qui le caractérisait c’était sa bonhomie, sa tolérance, son respect pour chacun. Après avoir été une belle figure du socialisme en Béarn, Jo était devenu une belle figure du Béarn, à Bordeaux comme à Paris. Je suis très triste et j’ai une pensée affectueuse et respectueuse pour Jacquie son épouse et ses deux filles Nadia et Sophie. J’ai aussi une pensée pour mon ami, mon suppléant David Duizidou, maire de Theze, et dont les liens personnels et familiaux avec Jo étaient connus. Et, au-delà, pour tous ceux, sympathisants ou pas, habitants du canton de Theze, qui comme moi sont aujourd’hui en deuil.