Hommage à Henri FAM

Hommage à Henri FAM

Henri Fam, maire d’Arzacq-Arraziguet, de 1989 à 2020, nous a quitté ce vendredi 24 février. J’ai d’abord une pensée respectueuse pour Jany son épouse et leurs enfants et petits-enfants. Henri respirait Arzacq. Il en était le maire, le père, le drapeau. Par son travail, son intelligence, sa capacité à rassembler, il avait changé Arzacq. Ce maire bâtisseur était soucieux de tous. Sa générosité était réputée. Depuis hier, tous mes interlocuteurs me rappellent combien il avait le cœur sur la main. Henri était socialiste. Mais un socialiste humaniste, à mille lieux de la dérive actuelle du PS. Avec Gilbert Larmandieu, « Pepone », son fidèle 1er adjoint, ils étaient de tous les combats électoraux, et j’ai mille fois mesuré leur engagement, leur militantisme, leur dévouement. Sa passion : les courses landaises. Il en était un expert et m’avait initié aux techniques de cet art. Plus surprenant, il avait une seconde passion, le biathlon. Régulièrement, il m’informait des performances de l’équipe de France et de son héros, Martin Fourcade. Henri n’était jamais là où on l’attendait. Les plus anciens se souviennent du référendum de 1989 où il avait soumis deux options à la population arzacquoise. L’une avait sa préférence, et l’avait défendue lors des municipales. Les Arzacquois avaient plébiscité son choix mais dès le lendemain du référendum, il avait opté pour l’alternative minoritaire. Interrogé à l’époque par André Labarrere et moi-même, il nous avait répondu : « le plus important c’est d’éviter de diviser les Arzacquois ; je veux les rassembler ». C’était ça Henri. Il était le maire de tous. Des anecdotes comme celle-là, j’en ai des dizaines sur cet homme exceptionnel qui, dès leur première rencontre, tutoyait les préfets et finissait tous ses discours de la même façon. Nous nous souvenons tous de sa phrase fétiche. J’aimais Henri. Je prenais plaisir à le retrouver lui et Pepone le samedi chez Gaby, et le dimanche chez Feuga. C’était, à chaque fois, un moment de fête. Par sa personnalité, par son amour des autres, par son humour, Henri rayonnait. Je suis très triste, ému, fracassé par cette nouvelle perte. De tout cœur, je souhaite à Jean-Pierre, son successeur à la mairie, le courage pour poursuivre le travail engagé par Henri. Je sais combien est grande la tristesse des Arzacquois. En 31 ans, aucune liste ne s’était présentée face à lui. Les Arzacquois étaient unis derrière leur maire, leur ami. Je sais qu’ils sauront eux aussi prolonger cet exceptionnelle œuvre écrite par un monument, Henri Fam.