Échange avec la direction d’Air France sur l’avenir fiscal et énergétique de l’aviation en France et en Union européenne

Échange avec la direction d’Air France sur l’avenir fiscal et énergétique de l’aviation en France et en Union européenne

J’ai participé mardi soir, avec une quinzaine de parlementaires, à une rencontre avec Anne-Marie COUDERC, Présidente du groupe Air France-KLM, et Anne RIGAIL, directrice générale d’Air France. Cet échange, franc, direct, a porté sur la taxe sur les billets d’avion, l’avenir de nos aéroports de province et les carburants d’aviation durables (SAF en anglais : Sustainable Aviation Fuel). Les SAF sont un enjeu majeur pour l’aviation, pour Air France, au regard des règlements européens pour les motoristes et pour notre bassin de Lacq. Aujourd’hui, la législation française fixe à 2% le recours à ces carburants (qui permettent de réduire jusqu’à 70% les émissions de CO2 par rapport au kérosène classique). En 2050, la législation européenne imposera un recours aux SAF à hauteur de 70% pour les avions au départ d’un aéroport européen. En volume, en 2030, les besoins d’Air France en matière de SAF s’établiront à 1 million de tonnes par an, pour le seul groupe Air France-KLM. En construisant une usine dédiée à ces carburants bas-carbone, le groupe ELYSE ENERGY avec le projet BioTJet répondra à ces commandes du groupe Air France et offrira à notre territoire un formidable axe de développement. D’autres industriels, comme TOTAL ENERGIES, ENGIE, RAVEN ou EDF complèteront l’offre à Air France. Nous devons être les premiers et les plus innovants pour installer cette filière dans le paysage industriel. J’ai évoqué tout cela avec Anne-Marie COUDERC. Je rappelle que ces SAF ne sont pas produits à base d’huile de palme, qu’ils permettent une réduction des émissions de CO2 d’au moins 70% et qu’ils sont certifiés en mélange jusqu’à 50% sans modification sur les moteurs. Les motoristes travaillent à une certification des moteurs pour une capacité d’incorporation de 100% de SAF en toute sécurité.