05 Nov Disparition de Raymond ELISSONDE
J’ai appris hier, samedi 4 novembre, la disparition de Raymond Elissonde, ancien maire d’Artix, ancien conseiller régional d’Aquitaine, ancien président-adjoint du district de Lacq et ancien 1er secrétaire fédéral du Parti socialiste des Pyrénées-Atlantiques. J’ai du mal à cacher ma tristesse. Raymond s’était écarté de la vie publique et cela faisait un temps fou que nous nous étions pas vus. Pour autant, il restait présent dans mes pensées. Je veux tout d’abord lui dire un grand merci pour tout ce qu’il a fait pour le bassin de Lacq. Je l’ai rappelé hier matin lors de l’inauguration de la mairie d’Argagnon. Sans Raymond Elissonde, le bassin de Lacq ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Dans tous les domaines, il avait un temps d’avance. Ainsi, par exemple, dès 1990, il militait pour que les communes du district de Lacq unissent leurs taux de fiscalité et s’épargnent ainsi une concurrence. 9 ans plus tard, la communauté de communes de Lacq, héritière du district, adoptait volontairement la taxe professionnelle unique. 10 ans plus tard, c’est le législateur qui imposait la taxe professionnelle unique. En la matière, Raymond avait 10 ans d’avance. Pareil pour la grande communauté que j’ai eu l’honneur de créer avec les élus de Monein, Arthez et Lagor, puis d’Orthez, en 2011 puis 2014. Dès 1992, il nous encourageait à aller dans cette voie. Raymond était un visionnaire. Et à ce titre, il était parfois incompris. J’avais une approche plus patiente que lui. Mais sans lui nous n’aurions pas pris les initiatives majeures qu’a connu le bassin de Lacq sous les mandats que j’ai eu l’honneur de conduire. Artix lui doit la zone Eurolacq, la première pépinière d’entreprises. Nous avions le même rapport à l’emploi, à la croissance, au développement des entreprises du bassin de Lacq. Nous avions fait le pari qu’après l’extinction du bassin de Lacq il était possible de conserver un fort socle industriel. C’est ce qui s’est passé avec la mutation de notre territoire vers la chimie de l’intelligence, des matériaux et de l’énergie. Raymond était également un homme de convictions : socialiste, laïque, attaché à l’école publique. Il était proche d’André Labarrère. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à être tristes, à regretter de ne pas avoir pris le temps de forcer sa pudeur, sa réserve pour poursuivre, au-delà des mandats, ces conversations qui toutes nous enrichissaient. Pour ma part, je n’oublie pas que sans lui je n’aurais pas été président de l’intercommunalité puis maire, conseiller général et enfin député. Y compris en matière de générosité, Raymond était un Grand. Je redis à Marie-Josée, son épouse, et à ses fils, mes condoléances et mon respect.