Pour la création d’un « droit à l’aide à mourir »

Pour la création d’un « droit à l’aide à mourir »

Ce soir, l’Assemblée nationale a approuvé en 1ère lecture la création d’un « droit à l’aide à mourir ». Ce texte a bénéficié d’un vote majoritaire : 305 pour et 199 contre sur 561 votants. Auparavant, nous avons également approuvé le texte consacré aux soins palliatifs, à l’unanimité. J’ai voté pour ces deux textes. La question de la fin de vie est un sujet complexe, intime, où les convictions personnelles, philosophiques, parfois religieuses, prennent une part prépondérante. Le vote de chacun doit être respecté. Les positions de chacun sont respectables. J’ai fait un choix, en conscience, après avoir beaucoup écouté, lu, consulté. J’ai, par exemple, il y a quelques mois, fait venir des soignants du centre hospitalier d’Orthez à l’Assemblée nationale pour échanger et débattre. Au-delà des convictions de chacun, notre préoccupation doit être le respect de la dignité et du choix des patients. La loi ne permettra jamais de répondre à toutes les situations, tant celles-ci sont complexes, particulières et, très souvent, douloureuses. La loi doit néanmoins chercher à assurer un socle de droits permettant une fin de vie apaisée, sans souffrance insupportable. Le dialogue et l’écoute avec l’équipe médicale et les proches doivent permettre que ces droits soient respectés et garantis. En France, ce nouveau droit s’appliquera à de très rares cas. On pense notamment à la maladie de Charcot. Ce soir, en conscience, j’ai choisi d’approuver la création de ce nouveau droit, celui de « l’aide à mourir ».