20 Déc Loi immigration : j’ai voté CONTRE !
Auparavant, j’avais voté CONTRE la motion de rejet déposée par les Verts le lundi 11 décembre. Celle-ci avait empêché une discussion sur le texte de la commission des lois, à l’Assemblée nationale. La NUPES a commis une faute majeure en déposant cette motion de rejet qui, je le rappelle, a bénéficié du soutien du RN et de LR.
Hier soir, j’ai donc voté CONTRE le projet de loi qui nous était proposé. Comme toujours, certaines mesures allaient dans le bon sens. Ainsi, la régularisation des sans-papiers qui travaillent dans des secteurs en tension. De même, la déchéance de nationalité pour les auteurs d’homicides contre les policiers et gendarmes. Ou encore, la fin de l’automaticité des aides sociales pour privilégier celles et ceux qui travaillent et, donc, contribuent à l’effort de la nation.
En revanche, il n’était pas question pour moi de voter pour un texte qui supprime le « droit du sol ». Demander à un enfant qui est né en France de choisir, à sa majorité, sa nationalité, est une faute au regard de notre histoire. C’est aussi un cadeau au Rassemblement National qui a toujours refusé cette notion du « droit du sol », pour lui préférer une nationalité acquise « par le sang ». Pour eux, on est Français parce que de parents français. Pour moi, on est Français parce qu’on est né en France, on y vit, et on s’approprie notre culture et notre mode de vie. Qu’il y ait un débat sur l’intégration, sur les devoirs de tout un chacun, sur la lutte contre le communautarisme, c’est autre chose. Mais remettre en cause le « droit su sol » c’est une erreur majeure, une concession aux populistes que je ne pouvais, en conscience, admettre.
Alors que faire maintenant ? Je redis que le Président de la République doit identifier quatre ou cinq sujets (l’école, la santé, la défense nationale…) et constituer jusqu’à la fin de son quinquennat une majorité de « Mission » avec des députés responsables et de bonne volonté. On se donne trois ans pour atteindre des objectifs. Trois ans pour réussir, avoir une majorité non plus relative mais effective à l’Assemblée. Et trois ans pour que les Français redonnent crédit à la parole publique et à son efficacité. Sinon, on sera dans le « en même temps » ou, pire, le « un après l’autre », et au bout ce sera Le Pen.