Résurgence de l’influenza aviaire

Résurgence de l’influenza aviaire

C’est une catastrophe ! Après un retour de l’épizootie au mois de janvier dernier, voici que notre pays, et plus particulièrement le Sud-Ouest, connaît une résurgence de foyers infectieux depuis le milieu du mois de mai. 75 foyers ont été recensés dans les départements du Gers, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques (dont 51 dans le Gers, département le plus touché).

Le cabinet du Ministre de l’Agriculture, à l’occasion d’une visio-conférence qui s’est tenue ce jour, nous indique que les enquêtes épidémiologiques sont en cours mais qu’il apparaît certain qu’il ne s’agit pas d’un nouveau virus mais du même que celui observé en janvier. Si on peut se réjouir que la contamination des animaux ne provienne pas de la faune sauvage, en revanche il est à craindre une « endémisation » de l’influenza aviaire.

Je veux saluer la mobilisation totale des services de l’Etat et des professionnels de la filière dans cette période où vont être réactivées les mesures d’interdiction de déplacements, de mise à l’abri, d’équarissage, etc. Concernant la vaccination : l’objectif de lancer une grande campagne de vaccination à l’automne prochain est maintenu. Reste aux autorités françaises de convaincre l’Europe et les pays tiers, pour l’heure réfractaires, d’accepter l’exportation de palmipèdes vaccinés.

J’ai échangé avec Corinne NOUSTY, présidente de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques, mais aussi avec Guy PEMARTIN, maire de Baigts-de-Béarn. L’urgence, aujourd’hui, c’est de répondre à la détresse des exploitants. Je pense à celles et ceux qui ont traversé la précédente crise et qui ne sont pas encore indemnisés, ou partiellement. Et je pense bien sûr à tous les éleveurs qui sont confrontés à cette résurgence de l’influenza aviaire et qui, comme leurs collègues, connaissent des difficultés de trésorerie qui peuvent rapidement mettre en péril la pérennité de leur structure. Pour cette nouvelle épizootie, l’Etat nous assure qu’il agira vite et qu’il compensera à hauteur de 90% les pertes économiques correspondant à la période de vide sanitaire qui sera imposé par l’administration.

J’ai demandé au Ministre, Marc FESNEAU, que tout soit entrepris pour que les indemnisations soient le plus rapidement versées.