Ma position dans le débat sur les retraites

Ma position dans le débat sur les retraites

Débat sur les retraites. Je m’étais exprimé au moment des législatives. Je l’ai confirmé dans la presse locale récemment : je ne voulais pas voter cette réforme. Une réforme, selon moi, injuste et qui ne règlera pas durablement la question du financement de nos retraites, et qui a divisé inutilement notre pays. La retraite à points me semblait la solution dès lors que l’on s’accordait sur la valeur du point ; que l’on valorisait les points pour les Français aux carrières longues et aux métiers pénibles ; que l’on refusait la notion d’âge pivot. Bon, cette réforme systémique, plus juste, plus adaptée à l’évolution de la notion de travail est renvoyée à une date ultérieure. Pendant quinze jours, on a évité ce débat. Soyons clairs, ce débat sur les retraites a été interdit par La France Insoumise. 16000 amendements dont 11 000 de la France Insoumise. Alors que tous les groupes avaient renoncé à leurs amendements, vendredi à 15h ils restait 2000 amendements dont 1900 de la France Insoumise. Et puis, les insultes, les provocations, les attaques personnelles. La France Insoumise a bloqué nos institutions. Elle a piétiné la demande des syndicats d’aller jusqu’au bout du texte, et notamment de l’article 7. La France Insoumise a fait pression sur ses partenaires de la NUPES pour imposer sa loi, son rythme et ses propositions. Je note que le Parti Communiste a réagi et condamné cette attitude. Les Verts ont parlé de « raté historique de la part de LFI ». Le Parti Socialiste, rien !!! Bon toutou de Jean-Luc Mélenchon. C’est une honte ! Je voulais débattre des retraites, des pensions si basses pour beaucoup de nos concitoyens. Je voulais m’opposer au passage à 64 ans. Impossible par la faute exclusive de la France Insoumise. Je suis en colère. Et je mesure celle de nos concitoyens qui ont sacrifié des jours de congés pour manifester et s’opposer à cette réforme. Je suis en colère contre ces dingues qui traitent un ministre d’assassin, tapent dans un ballon sérigraphié à la tête du même ministre. Ce n’est pas ça la politique. Ça c’est le comportement de révolutionnaires « à petits pieds » qui méprisent notre démocratie, notre pays et notre peuple. Chaque jour, je me réjouis d’avoir, lors des législatives de juin, refusé la NUPES. J’avais justement anticipé. Je n’ai rien à voir avec cette extrême gauche !